Le tragique accident du Pont des Vignes

Ce que j’aime dans la course à pied, la randonnée ou le VTT, c’est aussi le plaisir de partir à la découverte d’une région. Et pour l’instant ici je suis gâtée. Armée de ma carte IGN et de mon GPS, j’explore depuis mon arrivée les chemins de Roquefort les Pins et ses alentours.

Et en explorant le guide des randonnées du coin, j’ai découvert qu’il existait une ligne de tramway qui reliait Cagnes à Grasse, en passant par Villeneuve Loubet et Roquefort. Cette ligne a connu une fin tragique.

C’est après l’intégration du comté de Nice à la France en 1860, que les pouvoirs publics ont décidé de relier Nice au réseau ferroviaire français. La concession d’un réseau de Tramway a été signée par la ville de Nice en 1874.

De nombreuses lignes vont être créées. Elles avaient l’avantage de faciliter le transport des marchandises vers le port de Nice. Elles ont été un formidable facteur de développement économique pour Grasse qui pouvait plus facilement acheminer ses récoltes de fleurs, et ont permis à Villeneuve Loubet de développer le tourisme au bord du Loup.

Elles se sont bien sur avérées très utiles à l’aube du premier conflit mondial.

3 lignes desservaient Villeneuve Loubet : la ligne Cagnes-Antibes qui passait par le pont du Loup, une ligne Cagnes-Vence et une ligne Cagne-Grasse.

L’accident tragique qui a malheureusement signé la fin de la ligne Cagnes-Grasse s’est produit le mercredi 17 septembre 1913. Il pleuvait énormément ce soir là quand le tramway a emprunté les pentes sinueuses qui séparaient Roquefort de Villeneuve Loubet pour rejoindre Grasse.

Tramway Cagnes-Grasse

Tramway Cagnes-Grasse

Le tramway transporte beaucoup de chasseurs alpins qui rentrent des grandes manœuvres. Il arrive sans doute trop vite. Les deux conducteurs essaient de bloquer les freins sans succès, et le tramway aborde avec une vitesse excessive la courbe qui précède le viaduc des Vignes. La première voiture butte contre le muret, tandis que les 3 autres s’écrasent dans le vallon.

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C’est la nuit, les moyens de l’époque sont dérisoires par rapport à ceux d’aujourd’hui, il faudra des heures pour donner l’alerte, secourir les blessés, évacuer les morts.

Catastrophe terrible pour la région : 19 morts et une quarantaine de blessés.

Les dernières lignes cesseront leurs activités dans les années 30.

 

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